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Témoignages

de Jean-Bernard,
Jean-François,
Marie-Alix,
Florence et Georges,
Laetitia et Georges,
Albane et Cyrille.

  • Témoignage de Jean Bernard

Il y a douze ans, mon épouse quittait le domicile conjugal. Le jugement de séparation a été prononcé trois ans plus tard.
Peu après, j’ai découvert l’existence de la Communion Notre-Dame de l’Alliance, réunissant des hommes et des femmes qui, engagés dans un mariage sacramentel et vivant seuls à la suite d’une séparation ou d’un divorce, suivaient un chemin de fidélité, de pardon et d’espérance, dans la foi au Christ et l’amitié fraternelle, et je rejoignais cette association.
M’appuyant sur les paroles de Jésus « Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » et puisant aux grâces de notre sacrement de mariage, j’ai donc décidé de rester fidèle à mon épouse, aidé par les frères et sœurs de la Communion et par notre conseiller spirituel. Les rencontres mensuelles, les temps d’amitié, les récollections trimestrielles et la retraite annuelle m’aident à tenir mon engagement.

Parmi les textes de la Parole de Dieu qui ont été importants pour moi sur ce chemin, je retiendrai notamment, dans l’évangile du lavement des pieds, cette parole de Jésus : « Si je vous ai lavé les pieds, vous aussi lavez-vous les pieds les uns les autres ; car c’est un exemple que Je vous ai donné : ce que J’ai fait pour vous, faites-le vous aussi. » Dans ce passage d’évangile, l’apôtre Jean écrit que Jésus, Lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. Lorsque mon épouse est partie, alors même que je ne m’y attendais pas du tout, j’avais deux solutions : soit me révolter, contre elle, contre ses parents, contre la société, contre Dieu… ; soit continuer à l’aimer, à l’aimer jusqu’au bout. Certes, cela n’a pas été facile, en particulier sur le plan affectif ; comme le psalmiste et comme Jésus, j’ai crié vers le Père : « mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? ». Certains m’ont conseillé de « refaire ma vie », de « tourner la page », disant que « nous nous étions aimés, mais qu’aujourd’hui cet amour avait cessé »… Mais non, j’aimais encore mon épouse, même si c’était différemment puisqu’elle n’était plus physiquement présente. Et puis, lorsque nous nous sommes engagés dans le sacrement du mariage, Dieu s’est engagé avec nous, Il nous aimait et Il nous aime encore, Il aime mon épouse et Il m’aime…. C’est pourquoi j’ai fait le choix de la fidélité à l’Amour de Dieu, à l’amour de mon épouse, à notre sacrement de mariage… Et aujourd’hui, plus de douze ans après son départ, j’aime toujours mon épouse, je l’aime même davantage car mon amour s’est épuré, il est devenu gratuit… Jésus, à son exemple, m’invite à être au service de mes frères. J’aurais pu me morfondre dans ma douleur, me replier sur moi, gémir sur ma situation… Jésus me donne l’exemple du service. Aussi, ai-je répondu à plusieurs appels : me mettre à la disposition de mes frères malades et handicapés en les accompagnant à Lourdes avec l’Hospitalité lyonnaise, aider un enfant dans sa scolarité avec le Secours catholique et, maintenant que je suis retraité, j’ai rejoint une Conférence Saint-Vincent de Paul, notamment pour participer à la distribution alimentaire auprès des personnes démunies….
A travers ce transfert d’amour, au cœur même de ma souffrance, Jésus me promet la joie : « vous serez heureux si du moins vous le mettez en pratique. »

  • Témoignage du Groupe Osée le 15.10.2017

Mon prénom est Jean-François, j’ai 55 ans. Je suis le père de 4 enfants de 13 à 18 ans et je suis séparé depuis 6 ans, divorcé depuis 1 an. Cette séparation a été une terrible épreuve, comme un tsunami où j’ai senti le sol se dérober sous mes pieds et mon projet de vie voler en éclat. Dans cette tempête, ma première réaction a été de me tourner vers Dieu pour lui demander de l’aide pour rester debout et tenir le cap en particulier pour mes enfants.
Et puis très vite, j’ai éprouvé un sentiment de solitude, malgré la présence de la famille et des amis qui faisaient pourtant tout ce qu’ils pouvaient pour m’aider, et j’ai senti qu’il fallait que je rencontre d’autres personnes, d’autres hommes qui vivaient la même chose que moi, des personnes capables de me comprendre et avec qui je pourrais partager ma situation. Et à force de rencontrer ces personnes qui ressentaient la même solitude que moi, ce souhait d’aller vers l’autre est devenu un projet, celui de créer un groupe de paroles.
Mais le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes, et c’est seulement l’année dernière, que le Groupe Osée est né. C’est un groupe d’hommes catholiques, qui vivent seuls après une séparation ou un divorce et qui se rencontre une fois par mois à la maison des Familles.
C’est un groupe de paroles que nous propose l’Eglise, où j’ai retrouvé ce qui me manquait, un accueil, un lieu fraternel, apaisant et bienveillant, un lieu où l’on peut partager en profondeur et ouvrir son cœur, tout simplement, sans aucune gêne, dans le respect et l’écoute attentive et pleine de délicatesses les uns envers les autres.
C’est un groupe qui m’a aussi permis de reprendre confiance, de donner du sens aux choses et de discerner sur les conséquences de la séparation et du divorce sur nos enfants, sur notre relation avec leur mère et sur notre vie et sur ce que nous voulons en faire.
En particulier, ce groupe m’a aidé à garder une bonne communication avec la mère de mes enfants, notamment lorsqu’il s’agit de parler d’eux, de leur éducation, des études. En les rassurant, en leur montrant que malgré la séparation, ils ont toujours un père et une mère, bien présents pour s’occuper d’eux et qui ne disent pas du mal l’un de l’autre.
Ce groupe m’a aussi aidé à sortir de situations parfois conflictuelles, « dites d’urgence » avec mes enfants, en ajustant au mieux ma réponse grâce à l’expérience des membres du groupe.
Enfin, je termine en disant que c’est une grande joie pour moi de témoigner devant vous aujourd’hui, une joie que j’ai perdu pendant des années et qui revient, et avec elle l’Espérance, autre bienfait du groupe Osée et je rends grâce à Dieu pour tous ces fruits et cadeaux que nous avons reçu dans ce groupe et dont nous avons tant besoin pour avancer.

  • Témoignage de Marie-Alix

J’ai perdu mon mari à la suite d’un cancer il y a presque 12 ans, j’avais 46 ans et 4 enfants. Quelques années plus tard, j’ai rencontré un homme divorcé depuis plus de 10 ans et dont les enfants étaient déjà des adultes. Depuis 7 ans, je partage ma vie avec lui.
J’avais une vie active sur ma paroisse, lui, avait perdu la foi depuis bien longtemps.
Au début de notre relation, j’ai continué mon chemin de baptisée, participant toujours à la vie de ma paroisse dont j’étais salariée et de fait, membre de l’EAP (équipe d’animation paroissiale). Je communiais sans trop me poser de questions, tantôt encouragée par les pasteurs que je côtoyais, tantôt sérieusement interpellée.
Et chemin faisant, mon questionnement sur mon état particulier prenait le pas et assez vite j’ai décidé en conscience de ne plus participer à la communion eucharistique ni de recevoir le sacrement de réconciliation, voulant ajuster la place que je pouvais prendre. Je sentais qu’il me fallait passer par là pour comprendre le sens du Sacrement et ce que le Christ attendait de moi en mettant sur ma route mon compagnon.
Il est en paix avec l’épouse dont il s’est séparé, il la soutient toujours matériellement, il est en lien avec ses enfants et son petit-fils, et surtout il me permet de reprendre goût à la vie. Mes enfants ont non seulement accepté la situation mais l’ont encouragée, me voyant heureuse à nouveau.
Je ne reviendrai pas en arrière, ne refuserait pas ce qui m’apparaît comme un cadeau offert.
Devrais-je pour cela renoncer définitivement à la vérité du sacrement du pardon sans en recevoir le signe ? Participer à la messe en offrant seulement ma souffrance de l’exclusion ressentie, à l’image du sacrifice du Christ ?
L’acceptant difficilement, j’arrivais à une impasse dans ma quête de vérité. Je ne veux plus désormais m’en remettre à ma seule conscience mais discerner dans un dialogue avec l’Eglise. Sur mon chemin, j’ai parfois été confrontée à des positions contradictoires, indifférentes ou embarrassées de certains prêtres. Mais en même temps, je reconnais n’avoir jamais été jugée ni écartée dans ma vie de chrétienne.
Amoris Laetitia a ouvert un chemin plein d’espoir et de miséricorde, il est temps pour moi de l’emprunter en trouvant un accompagnateur spirituel en vue de recevoir la grâce correspondant à mon chemin de vie chrétienne. Que cela passe par les sacrements ou par d’autres chemins à découvrir.

  • Témoignage de Florence et Georges Romero, 3 enfants, paroisse de Bron

G : Nous nous sommes rencontrés en 2000. A cette époque, nous allions à la messe uniquement lors des évènements familiaux ou amicaux. Lors de ces occasions, du fait de notre situation, nous ne communiions plus.
Nous avons fait plusieurs démarches pour reprendre contact avec l’Eglise, notamment à l’occasion des baptêmes de nos enfants.

F : Mais lors de la première démarche, les réponses nous paraissaient inadéquates :
- il a été proposé à Georges de faire une demande en nullité de mariage ; mais cela ne répondait pas à notre attente de cheminement de couple.
- on nous a conseillé d’aller communier ailleurs où ils ne connaissaient pas notre situation ; mais ce n’était pas ce que l’on demandait, nous cherchions à trouver notre place.

C’est grâce à l’accueil de notre paroisse actuelle pour le caté de notre fils ainé que nous avons vraiment repris contact.
Lors d’un temps fort, nous avons visité une église orthodoxe dans laquelle nous avons entendu parler pour la première fois, de couples « éprouvés ». Cela a fait écho en nous et nous avons demandé à notre curé, Franck, de le rencontrer.
Sa première question « Etes-vous en paix ? » nous a beaucoup fait cheminer. Elle a été le point de départ de rencontres régulières.
Parallèlement, nous commencions à nous impliquer dans la paroisse : catéchisme, permanence d’accueil ; et nous allions plus souvent à la messe.
Mais plus nous trouvions notre place et moins nous nous sentions le « droit » de l’avoir. Nous ressentions une inadéquation entre le message du Christ et ce que nous renvoyaient les règles de l’Eglise Catholique.
Lors du temps d’eucharistie, nous nous sentions esseulés sur notre banc.
Certaines paroles nous blessaient :
La phrase « Je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri » avant chaque eucharistie qui nous rappelait que nous ne le serions jamais.
D’autre part, des paroles entendues ailleurs :
- celle d’un prêtre appelant les personnes « empêchées » à ne pas communier mais seulement à se faire bénir, (empêchées que nous comprenions « en péché »)
- ou de certains paroissiens s’adressant à Florence : « Mais toi tu n’es pas concernée, tu n’es pas divorcée », qui niait l’existence de notre couple.
Tout ceci nous paraissait de plus en plus absurde.
Au cours de l’accompagnement avec Franck, nous avons évoqué l’eucharistie et ce que cela représentait pour nous, ce d’autant que notre fils ainé allait communier pour la première fois. Franck nous a proposé de bâtir une célébration avec une bénédiction de notre couple ; cela pouvait être une étape avant un accès aux sacrements, si nous le souhaitions.
Cette célébration a eu lieu dans l’intimité avec nos enfants et quelques proches avec qui nous avions cheminé tout au long de ces années. Le lendemain, lors de la messe dominicale, nous avons retrouvé le chemin de l’Eucharistie après 12 ans.
Depuis, nous avons été couple accompagnateur d’une équipe Tandem et nous sommes tous les deux membres de l’Equipe d’Animation Pastorale.
La parution d’Amoris Laetitia a trouvé résonnance en nous, et nous avons été appelés à accompagner une équipe de couples divorcés-remariés pour un chemin de discernement tel que le recommande l’exhortation apostolique. Cette équipe est constituée de quelques couples divorcées-remariés, d’autres membres de la communauté paroissiale et du prêtre.
Ce cheminement, qui s’appuie sur l’Evangile de Bartimée, permet de visiter les domaines de discernement détaillés par le pape François. Ce groupe de parole permet à chacun de discerner comment il peut avancer pas à pas, éventuellement vers les sacrements, notamment ceux de la réconciliation et de l’eucharistie.

  • Témoignage de Laetitia et de Georges

Nous sommes Laetitia et Georges, nous sommes mariés depuis 15 ans et avons ensemble trois enfants de 13, 9 et 7 ans. Nous avons répondu à votre appel à témoignage par rapport à notre parcours car nous faisons partie de ce groupe, constitué par des couples « Divorcés-remariés ».

Georges : La religion et la foi ont toujours été présents dans ma vie. Aussi quand très jeune j’ai rencontré ma première femme, le fondement religieux de notre mariage était pour moi d’évidence. Cependant, je n’avais pas pris conscience de sa dimension sacramentelle et surtout de l’importance capitale dans ma vie au sein de l’Eglise. Après 4 années de mariage, nous avons divorcé.
Laetitia : Dieu a toujours été un compagnon de ma vie. Lorsque j’ai rencontré Georges, sa situation de divorcé n’était pas facile à appréhender, mais nos convictions profondes sur les chemins que nous voulions emprunter et le sens que nous voulions donner à notre relation ont su nous amener à nous marier.
Préalablement à notre mariage nous avons sollicité deux amis prêtres pour nous accompagner. Ils nous ont tous les deux expliqué les conséquences de la situation de divorcé de Georges pour l’institution ecclésiale dans notre décision de mariage civil : baptisés dans le Christ, nous « divorcés-remariés » sommes parts entières de l’Eglise sans pour autant pouvoir accéder, ni être nourris de ses sacrements ; en particulier du sacrement de l’Eucharistie, source de vie et de foi. Malgré tout, nous avons choisi de vivre cette union dans la foi, dans l’Eglise et dans le respect des règles qu’elle impose.
Georges : Les trois enfants nés de notre Amour ont été baptisés et partagent notre foi. Pour les accompagner et faire partie de la communauté des chrétiens, nous avons choisi de nous investir dans notre paroisse et depuis plus de 10 ans, nous préparons des familles au baptême et sommes membre de l’équipe de liturgie pour enfants. Mais nous conservions cette blessure de ne pas participer au festin du seigneur, en communauté, chaque dimanche. Quelques exceptions sont intervenues dans des circonstances particulières notamment à l’occasion du décès de mon beau-père, du Baptême de nos enfants ou encore de la première communion de notre fille. A chaque occasion, nous avions prévenu le prêtre célébrant de notre démarche et avons été remplis de joie par son respect et sa bienveillance.
Laetitia : La discipline de l’église concernant les sacrements était vécu dans la douleur et désormais étaient ancrées en nous, une tristesse et une peine de ne pouvoir accompagner nos enfants sur leur chemin sacramentel. En plus de nos engagements paroissiaux, nous avons donc rejoint les équipes Reliance afin de vivre une spiritualité de couple, sous le regard de Dieu, d’échanger sur nos particularités, partager avec d’autres couples et notre conseiller spirituel, notre souffrance et la façon de vivre notre choix de respecter cette discipline.
Georges : Après 12 ans d’échanges au sein de notre équipe Reliance, notre cheminement personnel et nos retraites nous ont amenés à considérer qu’en tant qu’enfant de Dieu, nous pouvions recevoir le sacrement de l’Eucharistie. Nous avions en effet le sentiment d’avoir parcouru notre chemin de croix, d’avoir ancré notre couple dans une foi profonde et que ce sacrement de mariage qui nous fait défaut, nous pouvions le transcender au nom de l’Eucharistie et de partage ensemble en Dieu.
Laetitia : Au cours d’un WE de recollection avec notre équipe Reliance ces questions sont survenues. La notion de conscience éclairée d’un chemin de foi, parcouru en couple et théorisée par certains théologiens, a été découverte, puis approfondie à la lumière des écrits du Pape François. Il a insufflé un nouvel élan, notamment au travers d’AMORIS LAETITIA, dont les différentes explications de texte, commentaires ont raffermi notre conviction de retour au sacrement. En effet, le respect des Dogmes auquel nous sommes soumis correspond-il vraiment à la Parole de Dieu, à son désir d’accueil de tous ses enfants, au rassemblement de tous les peuples,… ?
Georges : Par ce geste, nous voulons témoigner que le chemin quel qu’il soit, s’il est fait en conscience, entouré, et accompagné peut amener à une re-vie en Dieu.
Laetitia : Depuis lors, ce sacrement de l’Eucharistie, qui nous paraissait presque banal lorsque nous étions jeunes, a revêtu une toute autre importance et nous remplit de Joie chaque semaine.

  • Témoignage d’Albane et de Cyrille

Lorsque nous avons décidé de nous marier civilement, nous voulions placer notre Amour sous le regard et la protection de Dieu.
Nous savions que le sacrément de mariage n’était pas possible puisque je (ou Cyril) suis (est) divorcé mais nous avions entendu parler de temps de prière que certains prêtres acceptent d’officier.
Nous avons donc commencé notre démarche pour organiser ce temps de prière et avons reçu un accueil difficile où l’on nous exposait d’abord tous les interdits par crainte du regard de certains paroissiens, notamment. Cette période a été compliquée puisque nous ne comprenions pas le décalage entre l’Amour inconditionnel du Christ et la réticence d’une partie de l’Eglise. Nous avons donc même pensé à renoncer à ce temps de prière.
Puis, après quelques recherches sur internet, nous avons découvert l’association « SE DIRE », qui nous a redonné de l’espoir et accueillis avec bienveillance. Ils nous ont mis en relation avec le père Jacoud - alors prêtre de la paroisse dont nous dépendions.
Il nous a immédiatement accueillis et a eu l’idée de créer un groupe avec des paroissiens au parcours « similaire ».
C’est ainsi que nous avons rencontré, Pascale et Patrick, Alix et François ainsi que Laurent et Sylvain avec lesquels nous avons cheminé pour préparer notre temps de prière. Ces échanges nous ont, entre autre, permis de comprendre que nous n’étions pas seuls à ressentir un certain rejet de la part de l’Eglise par rapport à nos situations qui ne sont canoniquement pas dans les règles. D’ailleurs, nous avons tous ensemble décidé de se renommer le groupe des parias.
Cette préparation nous a amené notamment à réfléchir au pardon dans le couple ou encore la tendresse dans le couple avec comme fil conducteur des textes tirés de la Bible. Cela nous a permis de découvrir que l’Eglise nous accueillait avec nos différences jusqu’à la réflexion de la nullité du mariage et qui, pour l’instant, n’est pas en conscience privilégié en ce qui nous concerne.
Notre temps de prière a eu lieu la veille du mariage civil. Nous avons vécu une célébration émouvante, recueillie et chaleureuse avec des chants religieux, des textes bibliques et non bibliques choisis par nous, une homélie du prêtre dans une atmosphère bienveillante qui a vraiment mis en avant notre Amour et notre engagement devant Dieu.
Pour cette occasion, nous avions fait le choix de ne convier que les proches vivant à Lyon dont beaucoup de catholiques pratiquants. Au départ, certains semblaient un peu méfiants quant au contenu et au respect des règles de l’Eglise pour cette cérémonie mais, après ce temps de partage et de prière, l’ensemble des invités a été agréablement surpris par ce moment de recueillement. D’ailleurs, il y en a même qui nous ont dit que ce temps de prière leur avait fait changer leurs regards sur l’accueil des divorcés/remariés dans l’Eglise.
Depuis, nous continuons à cheminer avec notre groupe des parias qui a même été élargi à d’autres. Nous nous retrouvons une fois par mois pour réfléchir autour de différents thèmes sur la position des divorcés/remariés dans l’Eglise mais également sur d’autres thématiques. L’appel du pape François à l’ouverture et l’accueil aux divorcés/remariés a été accueillis avec beaucoup de soulagement au sein de notre équipe qui nous aide à nous sentir mieux intégrés dans la Communauté et d’une manière générale dans l’Eglise.
D’ailleurs, la question du Baptême de notre fils Gaspard ne se pose pas, c’est une évidence pour nous, et nous nous réjouissons de ce futur sacrement.
Ces différentes étapes dans notre cheminement nous permettent à moins nous sentir exclus même si nous avons encore du chemin à parcourir.

Agenda

Mardi 11 décembre 14:30-16:30 Café des grands-parents - Maison des familles, Lyon 2

Mercredi 12 décembre 20:00-22:30 Parcours Alpha Duo - Maison des Familles, 50-52 cours Charlemagne (Lyon 2e)

Du 14 décembre 19:00 au 16 décembre 16:30 WE couple en espérance d’enfant - région parisienne (91)

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